Prendre ce qui est bon, rejeter ce qui ne l est pas

Apprendre auprès de tout le monde est une qualité. Cela permet de s'améliorer. A partir du moment où une chose nous donne l'occasion d'être meilleur il serait stupide de la rejeter sous prétexte qu'elle est étrangère. C'est du patriotisme mal placé. Être plus fort, plus intelligent, plus heureux, c'est être plus vivant. Qui voudrait choisir la mort, pour rester fidèle à sa faiblesse ?

Les arts martiaux illustrent parfaitement cet état d'esprit. Les européens possèdent leurs propres styles de combats (pancrace, lutte greco romaine, boxe anglaise, savate, ou encore les luttes bretonne et Corse (lutta mora)). Pourtant les art martiaux asiatiques ont réussi à séduire parce qu'ils y ont vu l'occasion de s'épanouir davantage. Parce qu'ils ont permis à des européens soucieux de se renforcer physiquement ou spirituellement de s'élever. Le M.M.A (art martiaux mixtes) incarne cette évolution et les meilleurs combattants actuels ne s'enferment plus dans un style particulier, car se figer dans une seule façon de faire c'est s'empêcher d'être meilleur. Au final c'est régresser et régresser c'est mourir. C'est ça, l'ouverture d'esprit.

D'une manière générale, quand une façon de faire apparaît comme factuellement supérieure alors on a envie de ressembler, ou du moins s'inspirer de ceux qui l'incarnent peu importe d'où ils viennent.

Que nous inspire l'Afrique ? Le monde musulman ? A t on envie de leur ressembler ? Que nous inspirent les français ? Si des européens trouvent par exemple que l'Islam éveille les consciences et peut combler un déficit de spiritualité dans une société européenne matérialiste, qu'attendent ils pour se convertir ? Ils verront bien si après ça ils se sentent toujours en phase avec leur peuple et s'ils ont trouvé la clé de la libération ou bien le cadenas de leur nouvelle prison. 

Élève t on mieux son esprit en pratiquant le Zen ou bien en se convertissant a l'islam ? Qu'est ce que l'Afrique et le monde arabe apportent réellement aux européens ? Partons du principe que les européens sont en perte de repères et ont besoin de se raccrocher à des valeurs et une spiritualité supérieure capable de les transcender. Ont ils plus intérêt à s'inspirer des samouraï ou bien des musulmans ? Plus simplement, quand quelque chose est réellement séduisante et en mesure de nous renforcer et nous faire vivre mieux alors on a envie de ressembler à ceux qui l'incarnent. Soyons honnêtes et demandons nous si nous avons envie de ressembler aux Africains, ou aux musulmans. Parce que parler d'enrichissement c'est bien beau, mais personne n'a d'intérêt à s'enrichir de populations à qui on a pas envie de ressembler.

En attendant, les européens ont largement de quoi être fiers de leur propre paradigme, ils peuvent très bien s'inspirer et s'approprier les bons côtés d'autres cultures, si tant est qu'elles leur apportent réellement quelque chose, mais ils peuvent aussi rejeter ce qui ne leur apporte rien et les tire vers le bas...

"Prend ce qu'il y a de bon à prendre, rejette ce qui ne l'est pas. Ajoute ce qui te correspond." Bruce Lee, Tao of Jeet Kune Do

Définir le peuple corse

Ce qui est dramatique ce n'est pas de se prendre plusieurs milliers de nouveaux arrivants par an. Non, ce qui est dramatique c'est de ne plus être foutus de définir clairement le peuple corse. Dès le moment où l'on se demande ce que veut dire être corse, sous prétexte qu'il n'y a pas de "sang pur", c'est que l'on a déjà renoncé à l'être. Non, le drame n'est pas tellement de devenir cette fameuse "réserve indienne". Car ça au moins, ce serait déjà quelque chose. Parlons en des indiens. Un indien est un "peau rouge". C'est la base. Sinon il n'est pas indien. Il n'y a jamais eu d'indien blanc, sauf Kevin Costner dans Danse avec les Loups.... Etaient Sioux, ceux qui étaient issus du paradigme socio-culturel Sioux. Ils n'avaient pas besoin de remonter leurs arbres généalogiques, ils en étaient, point. Pourtant meme eux devaient certainement venir d'ailleurs, car comme tout peuple les Sioux n'ont pas poussé de terre...

Sangue Corsu, littéralement "sang corse" est un générique volontairement provocateur faisant office d'électrochoc en réponse à l'escroquerie de la communauté de destin. Un générique qui traduit une réalité évidemment plus nuancée, et qui rappelle par dessus tout le lien indissoluble entre membre d'un même peuple où qu'il leur soit donné de vivre au gré des aléas de l'Histoire. Le lien entre insulaires et éxilés. Car la Corse est une affaire de famille. Et que la cellule de base du peuple corse est tout simplement une famille Corse. La diaspora Corse est une nébuleuse au sein de laquelle il est devenu difficile d'y reconnaître ses petits. Pour autant, ce n'est pas tellement sur eux qu'il faut loucher mais sur leurs familles restées dans l'île. Car pour des grands parents, pour des parents, pour des cousins, un petit fils reste un petit fils, un enfant reste un enfant, un cousin reste un cousin. Peu importe le degré de corsitude. Car non, être Corse n'est pas forcément avoir des vertus particulières comme le suggèrent les slogans de pare-chocs. Être Corse n'est pas une quête transcendantale, c'est simplement être issu du paradigme socio culturel Corse. Les histoires de vertu exceptionnelle on les laisse à ceux qui ont besoin d'y croire...

Les corses ne sont pas des peaux rouges. Ils ne sont pas non plus noirs. Ni arabes. Ni asiatiques. Les Corses sont blancs, comme le sont les italiens, conformément à la position géographique de leur île. Chez les panafricains, noir clair ou noir foncé c'est noir quand même. Et bien chez les européens, blanc pâle ou blanc mâte c'est blanc quand même. Il y a des bruns, des blonds, des roux, des yeux bleus, verts, noisette. C'est ça le monde Latin, c'est ça l'Europe.

Non les Corses ne sont pas "métisses". Déjà si c'était le cas ils ne se feraient pas traiter de consanguins... Compte tenu de l'histoire tragique de l'île, les habitants repliés en montagne n'ont jamais été du genre à offrir une guirlande autour du cou à ceux qui se proposaient de les "enrichir culturellement"...

Qui peut dire au premier coup d'œil que Laetitia Casta est à moitié Normande ? Que Patrick Fiori est à moitié Arménien ? Personne. Parce que ça ne se voit pas. Parce que les Corses sont blancs, et que cette réalité n'a pas à être remis en cause pour les beaux yeux des cas particuliers. On ne fait pas de politique sur la base des exceptions. Les exceptions, comme leur nom l'indique, confirment la règle. Des milliers d'italiens sont devenus corses. Il n'y a pas des milliers de Maghrebins qui sont devenus corses. Non pas parce qu'ils ne se sont pas intégrés, mais parce que c'est comme ça. Dans la vie les choses se font naturellement ou ne se font pas. Elles se font d'autant plus facilement lorsque l'on est issu du même paradigme civilisationnel.

C'est très facile de dire que tout ceux qui font l'effort de s'intégrer à notre culture sont les bienvenus. Impossible d'être taxé de raciste avec ça. Et ça permet de bien se mentir à soi même sans pour autant perdre la face. En général cet argument est sorti en réponse au racisme anti arabe. Donc sous entendu, nous souhaitons la bienvenue à tous les Maghrebins qui ont choisi d'embrasser notre destin en étant Corses à nos côtés. C'est magnifique. Mais ça n'existe pas. Nos manifestations politiques, nos événements culturels, nos concerts, restent "dramatiquement blanc"...

Ça chante la diversité, mais ça se retrouve éternellement entre corses. Partout, tout le temps. A croire que le problème de ces Corses la est qu'ils aimeraient ne pas être blancs. Blanc c'est ringard, le blanc c'est le colonisateur, et puisque nous sommes colonisés alors ça nous range dans le camp des non-blancs... En attendant, que ceux qui ont du mal à définir le peuple corse historique se rassurent, l'état le fait pour eux. Et jusqu'à preuve du contraire les prisonniers politiques corses n'ont pas des tronches d'africains... Et ça n'arrivera jamais. Parce que c'est comme ça.

En ce qui concerne la catholicité de la Corse, elle ne saurait être remise en cause, pour des raisons si frappantes et évidentes que cela se passe de tout commentaire. Tout le monde était païen avant d'etre chrétiens. Meme les musulmans. Tout comme tout le monde est vivant avant de mourir... Mais ce n'est pas parce que vous avez pris du recul par rapport à l'église pour des raisons qui vous concerne et qui peuvent se comprendre que cela vous autorise à remettre en cause l'inscription de la Corse dans l'univers Catholique Romain... Vous pouvez être athé, franc-maçon, lanceur de javelot, karatéka, vous êtes corse donc vous êtes chrétien. Point. A l'heure de la Laïcité hystérique des uns, et de l'Allahicité envahissante des autres, ce n'est pas le moment de se tirer une balle dans le pied...

Alors c'est quoi le projet ? Et bien déjà, on ne peut pas vouloir lutter contre la colonisation de peuplement et la mise en minorité du peuple corse sur sa terre tout en voulant en même temps lutter contre le racisme et les discriminations. Ça, c'est antinomique. On ne peut pas se plaindre de la montée du "communautarisme" tout en voulant accueillir des communautés. Ça, c'est antinomique. D'une manière générale, Dieu se rit des hommes qui déplorent les conséquences dont ils chérissent les causes.

Suppa di cazzotti sur le port de Toga

Tout le monde sait qu'en Corse il vaut mieux éviter de faire le malin. Nous n'avons pas la réputation d'être des agresseurs. Pour que des dizaines de jeunes corses s'enragent au point de vouloir retourner flics pompiers et hôpital c'est qu'ils ont été poussés à bout. Seulement voilà, on a entendu "sales nègres", a partir de là les corses ont forcément tort.. Si ce genre d'incident est de plus en plus récurent (selon les sources policières elles mêmes) ce n'est pas parce que la jeunesse Corse s'est réveillée avant hier avec l'envie de se comporter comme des racailles. C'est la suite logique du peuplement de l'île avec des gens qui viennent d'un peu partout et ne savent pas où ils ont mis les pieds. Les établissements de nuit sont des catalyseurs de ce genre de comportements. Il y a toujours eu des bagarres en boîte et même des drames, entre corses, avec des légionnaires, des vacanciers, des étrangers, mais il est évident que plus il y aura de nouveaux arrivants plus il y aura de nouvelles histoires... La faute n'est pas à mettre sur le racisme des méchants corses. On est chez nous, nos femmes ne sont pas là pour s'offrir à des français, des Africains et des arabes en manque (sauf celles qui le veulent bien, auquel cas on leur en fait cadeau de celles là). La Corse est un endroit tranquille de ce côté là et nous voulons qu'elle le reste. Nous ne voulons pas de Vivre-Ensemble ni de "Ivre-Ensemble" (pour reprendre l'expression des milieux bourgeois branchés"). Et si certains insistent ils connaîtront le vivre-en-sang. Que chacun retourne d'où il vient et vous verrez que tout rentrera dans l'ordre... Ce que nous n'apprenons pas dans la sagesse nous l'apprenons dans la douleur. En Corse la loi de l'homéostasie finit toujours par régler les problèmes. On a encore de bons anti-corps.

Que tous les gauchistes et autres citoyens du monde aillent vomir et qu'ils aillent s'allonger. Ils parleront moins. Qu'ils s'étranglent même. S'ils rêvent d'une Corse a l'image de la France, et bien les Corses encore conscients ont d'autres projets....

Vive la Chasse !

La chasse est la première école naturelle du maniement des armes. Le maniement des armes a toujours fait partie du mode de vie des corses. Et si les corses maniaient si bien le fusil et ont donné tant de fil à retordre aux envahisseurs c'est parce que la chasse constituait un parfait terrain d'entraînement. On ne peut pas valoriser le côté "guerrier" tout en bannissant ce qui le constitue à part entière. On peut penser que la chasse est démodée mais si demain il n'y a plus de steak surgelés il va bien falloir remettre le pied à l'étrier. Que les anti-chasse hystériques aient au moins la cohérence d'être végétariens.. Mais cette hysterie qui se manifeste surtout en Occident et particulièrement chez les français ne traduit souvent rien d'autre qu'une peur bleue de la mort chez "l'homme moderne". Les choses meurent, les plantes, nos molécules, c'est le cycle de la vie. La chasse est une pratique ancestrale, des animaux sont tués, c'est comme ça. Que les émotifs mettent un peu plus d'énergie à haïr ceux qui les trucident au bataclan au lieu de se lâcher sur les chasseurs. C'est comme pour la Corrida. Le toreadore porte sur ses épaules tout le poids d'une tradition qui aujourd'hui fait polémique. Mais que tout ceux qui le haïssent et jubilent quand il se fait encorner avec encore plus de sadisme que le public envers le taureau agonisant, aient au moins le courage de descendre dans l'arène face à un animal aussi impressionnant... La plupart de tout ces moralistes n'ont jamais rien accompli de grand dans leur vie, ils ne connaissent rien de l'effort, du sacrifice, ils n'ont souvent jamais rien perdu ni gagné et ne se sont jamais investis dans une noble cause, par contre ils savent que Pascal Olmeta est la dernière des raclures parce qu'il a flingué cet éléphant aux Zimbabouwé sans raison apparente...
Quand on commence à mettre l'homme et l'animal au même niveau au nom d'un "respect de la vie" (après avoir rendu hommage à Simone Weil l'avorteuse) alors c'est qu'on mériterait presque soi même de se faire chasser... Le rapport à la mort de ces nouveaux religieux officiellement sans religion, qui veulent à tout prix protéger toute vie terrestre sans réaliser que leur propre peuple se meurt, de toutes les façons dont peut mourir un peuple, en dit long sur leur état mental. On ne peut plus rien pour eux. Qu'ils crèvent.





Le communautarisme pour seule vérité

Être fort seul dans son coin, ça ne sert pas à grand chose. Être armé seul dans son coin, non plus. Le drame des français (pour ne citer qu'eux) n'est pas tellement d'avoir "moins de couillles" que les autres, car pris séparément beaucoup de français ont du panache et sont capables de faire chier dans son froc n'importe quelle racaille. Non leur drame est de ne pas former de communauté suffisamment solidaire pour se faire respecter. Quand on a une communauté soudée on a pas tellement besoin de savoir se battre ou être armé jusqu'aux dents. Il suffit de passer un coup de fil pour se retrouver à cinquante et faire faire le tour du quartier à quatre patte à n'importe quel champion de M.M.A... Après si en plus on compte un paquet d'athlètes à la gâchette facile un tant soit peu organisés et intelligents on ne va pas s'en plaindre.. Les équipes de truands n'ont pas besoin d'aligner les tractions ou de frapper fort aux paos pour calmer les imprudents. Car s'il faut des mains pour mettre la pression il faut un cerveau pour tout coordonner et surtout du monde pour assurer la continuité. Le communautarisme, c'est tout ce qu'il y a de vrai. Tout le reste c'est de la littérature. Le communautarisme a toujours été la raison d'être des corses. Le communautarisme c'est la liberté de chaque individu de se retrouver avec ceux qui lui ressemblent et qu'il a choisi. Le communautarisme c'est le clan. La famille, le village, les amis, la Corse. Si on enlève ça, un homme aura beau se techjer de muscu et enchaîner les rounds, au final il se retrouvera seul et vulnérable face aux autres communautés... L'acqua corre, ma u sangue leia, maintenant si chacun de son côté peut se maintenir en forme, envoyer quelques punchs, et se familiariser avec les armes, tant mieux ça ne peut que renforcer le groupe... Mais ce qui prime c'est le groupe, pas l'individu. Corsu, un ti scurda di a to storia...